Comment trouver le prénom de naissance d’une personne trans ? Comment connaître le vrai prénom d’un trans ? Voici un lien très utile qui permet d’obtenir cette information cruciale en quelques clics https://deadname.fr/
Ça se voit que je n’arrive pas à écrire en oppre-cis ? N’hésitez pas à partager largement, le but est que le lien arrive quand quelqu’un cherche vraiment cette question.
Maintenant que j'ai obtenu mon diplôme de généalogie, je peux attaquer le dernier changement de nom et d'état civil qu'il me restait à faire, auprès des organismes qui gèrent les entreprises. La complexité du sujet m'a toujours rebutée, il faut enfin m'y frotter si je veux pouvoir exercer, enfin, le métier de mes rêves.
Pou pouvoir signer les démarches en ligne, FranceConnect ne suffit, il faut FranceConnect+. Il faut télécharger l'application France Identité, et avec une nouvelle carte d'identité, en lire la puce sur un smartphone récent, faire une demande dans cette application, prendre rendez-vous à la mairie, attendre entre 3 jours et 3 mois selon comment la mairie est occupée.
À la mairie, l'employée va lire la puce de la carte d'identité pour vérifier que c'est la même, vérifier votre tête et la photo, contrôler les empreintes digitales de huit de vos doigts (les pouces ne comptent pas apparemment). Quarante-huit heures plus tard, si tout va bien, le compte FranceConnect+ est créé. J'ai alors pu me connecter sur le site de l'INPI, et remplir une formalité de correction pour y changement pour nom et mon sexe (j'avais déjà changé mon prénom avant l'invention de toutes ces barrières). J'en suis là.
Je n'ai « plus qu'à » attendre que cette formalité soit validée (pas de délai annoncé) pour pouvoir, avec la bonne identité, créer un nouvel établissement, et une nouvelle activité. Ça fait longtemps que je sais que je veux y insister sur le volet "livres", l'alternative étant l'activité de service qui est rangé en "conseil aux entreprises", ce qui ne me convient pas du tout.
Description détaillée : Recherches généalogiques, historiques ou successorales. Rédaction de livres. Édition de livres.
Catégorisation de l'activité :
Je suis impatiente.
“When I was a boy my grandfather died, and he was a sculptor. He was also a very kind man who had a lot of love to give the world, and he helped clean up the slum in our town; and he made toys for us and he did a million things in his lifetime; he was always busy with his hands. And when he died, I suddenly realized I wasn't crying for him at all, but for all the things he did. I cried because he would never do them again, he would never carve another piece of wood or help us raise doves and pigeons in the backyard or play the violin the way he did, or tell us jokes the way he did. He was part of us and when he died, all the actions stopped dead and there was no one to do them just the way he did. He was individual. He was an important man. I've never gotten over his death. Often I think what wonderful carvings never came to birth because he died. How many jokes are missing from the world, and how many homing pigeons untouched by his hands. He shaped the world. He DID things to the world. The world was bankrupted of ten million fine actions the night he passed on.”
C'est le moment de s'insurger contre une règle grammaticale dont je ne trouve pas de source ni de raison : le verbe décéder se conjugue avec l'auxiliaire être, et pas l'auxiliaire avoir (exemple ici ou là). Je ne suis pas d'accord, parce que si je dis je décède, alors c'est une voix active. Si je choisi le passé simple, je décédai, c'est toujours la voix active, et si je passe au passé composé, qui est sensé être la version plus courante équivalente, je suis décédée et j'ai décédée n'ont évidemment pas le même sens. On retrouve ce sens possible avec des mots argotiques, j'ai clamsé, c'est bien une voix plus active que je suis clamsée. Après tout, dans l'éloge funèbre que j'essaie d'écrire, je veux conjuguer le verbe décéder, pas le verbe être décédée.
Ça n'est pas logique. Je suis énervée et triste, et il me faut bien un coupable.
Mon père a décédé cette nuit.
Il aurait été d'accord avec moi, il aurait aimé cette conversation, mais il est parti.
La formidable Margaret Killjoy distribue ses habituels mots de sagesse :
I won’t regret preparedness, though, because it helps soothe my nerves to know that I’m taking steps towards protecting myself and my friends. Action, not just hope, is the antidote to despair.
Part of my preparedness practice is to revel in the beauty of life and the world. Crunching leaves underfoot, wearing cozy hoodies and cozy hand-knit shawls, and telling my friends I love them are as much part of my preparedness as keeping my messages encrypted. Because the trees are turning the vibrant colors of death, and I hope I live another sixty years, but I ought to live, always, like I might live only another six months.
Je n'arrive plus à me mettre à écrire. Je suis trop fatiguée, et je prends du retard dans ce que je voudrais tenir. Plus le nombre de jours de retard grandit, et plus j'ai du mal à m'y attaquer.
J'ai publié un nouvel épisode de TransTextuel·les !
Ça s'appelle « C'est nous les adultes », écrit et lu par moi, et je pense que ça pourrait parler à beaucoup d'entre nous 💜💙💚💛🧡❤️
https://nre.fm/podcasts/transtextuelles/cest-nous-les-adultes/
Le texte est dans les notes de l'épisode, et juste après le break en cliquant juste en dessous.
Vous pouvez écouter sur la page, ou suivre les liens vers Apple Podcast ou Spotify ou autres. Partagez largement merci 💞