L'INPI ne m'a pas prévenue, mais les formalités de changement de nom et de sexe ont abouties ! je vais pouvoir créer un novel établissement sur de bonnes bases, sans m'outer.
J'ai pris deux nouveaux noms de domaine, pour commencer à chercher deux clientèles de généalogie différentes :
J'ai profité de ce mouvement pour opérer un changement que je voulais depuis plus d'un an, et j'ai abandonné ionos (dont l'interface est pourrie par les pop ups promotionnels pour des services IA, et qui cherchait à me faire payer chaque certificat SSL de chaque domaine) au profit d'OVH, dont l'interface est chargée mais prévisible, et qui fournit les certificats avec chaque domaine. Il a donc fallu migrer Milfeuille, ce qui a entraîné une nouvelle installation de Bludit et y refaire les modifications auxquelles je tenais. Si tout va bien ça se voit à peine.
J'ai mis en place des systèmes de statistiques non invasives (GoatCounter.com) sur chacun des sites, pour voir ce qui fonctionne ou pas, et d'où viennent les visites. N'hésitez pas à me signaler les problèmes techniques et les fautes de frappe.
J'ai associé chacun des domaines avec iCloud pour pouvoir envoyer et recevoir des courriels de ces adresses dans ma boîte principale. J'ai dû faire de la place pour elles, et configurer des adresses plus anciennes en redirection, parce que je ne les utilises plus pour écrire (par exemple j'ai remplacé jena.paris par jena.pink pour des raisons géographiques).
Dans les quelques derniers jours j'ai aussi remis en place une boutique Etsy pour abandonner BigCartel, qui me coûtait trop cher par rapport à mes ventes, et j'y ai donc redirigé l'adresse queer.solutions, passez le mot.
J'ai décidé d'abandonner BigCartel, qui me coûte trop cher (15€ par mois) pour ce que j'y vends (c'est à dire pas grand chose). Et je reviens sur Etsy, qui gèrera la diffusion mieux que moi.
https://www.etsy.com/shop/QueerSolutions
Mon périple de Noël est sucré-salé, plein de joies réconfortantes et de deuils cauchemardesques. J’ai décidé de reprendre la broderie pour faire une image toute douce : Cadence concentrée, au calme dans sa chambre.
Je suis impatiente d’y retourner.

J’avais envie d’une pause dans mon travail généalogique toutes mes heures d’éveil, alors j’ai fabriqué quelque chose !
J’ai fait une pochette de ceinture pour mon téléphone avec des rivets et des chutes de cuir, pour avoir mon téléphone pas loin au tir à l’arc (pendant lequel je n’ai pas de poches).
Mon prochain projet de maroquinerie est déjà planifié, mais d’ici là il faut que j’achète du fil et des aiguilles. ![]()
![]()
Aujourd'hui arrive mon amoureuse amstellodamoise pour quelques jours, alors après le petit déjeuner avec mon épouse, nous allons stocker des victuailles au marché. Je passe à la librairie, je note de vérifier que j'ai déjà quelque part Jean a deux mamans avant de l'acheter en double. J'achète un très bel album qui s'appelle Mouette & Chouette et qui raconte comment une chouette et une mouette se rencontrent, s'apprécient, et décident de pondre et couver des œufs ensemble. Je suis impatiente de le lire à mon fils, qui commence à ramener à la maison les questions des autres, comme « Pourquoi moi je n'ai pas de papa ? » Je pense que la réponse du tac au tac de la libraire (parce que ça ne sert à rien) va rejoindre les phrases que je dois me retenir d'expliquer à mes enfants (parce que c'est encombrant, et des fois, ça ne sent pas très bon).
Je fabrique un petit coussin pour que les œufs qu'on achète au marché soient bien calés dans leur boîte, et fassent moins de bruit dans notre sac à dos.
Comme mon amoureuse a une longue correspondance à Nantes, et je trouve dommage la laisser seule là-bas alors que je suis ici, je décide de prendre le train pour l'attendre à Nantes, et mettre ce temps sinon perdu à profit, et nous allons dîner chez Mien Tây, un restaurant vietnamien près de la gare. C'est délicieux à chaque fois. Alors que nous avons presque terminé, nous assistons là à une scène très étrange. Nous entendons d'abord des hommes s'invectiver dans la rue, dans des langues que nous ne comprenons pas. Ça ressemble à une mélange d'insultes et de moqueries. Le restaurant est presque plein mais tout petit, d'un coup d'œil on peut voir que toutes les tables ont tourné les têtes vers la vitrine arriver à voir grand chose. Soudain, un homme fait irruption dans la salle, claque la porte derrière lui, et la maintient fermé malgré les efforts de quelqu'un qui pousse très fort dehors. Dans un français approximatif et avec un volume sonore qui tranche avec le calme du restaurant jusqu'ici, il explique qu'il est poursuivi et menacé par quelqu'un avec "la lame". Un convive près de la porte se lève, s'interpose, et somme le nouveau venu de sortir. Je comprends que son ton ferme et son format massif rassure le reste de la salle, mais je m'oppose alors vivement à l'idée de faire sortir cet homme qui demande de l'aide, simplement pour protéger la tranquillité de la clientèle. La patronne, une petite femme vietnamienne âgée, est un peu affolée, me demande d'appeler la police – ce que je ne fais pas, je n'ai pas du tout envie d'être mêlée administrativement à cette affaire, et donc probablement d'y laisser quelques heures, ne pas pouvoir prendre le dernier train pour rentrer, etc. Par ailleurs, notre réfugié est lui aussi en train d'appeler des secours, on entend son téléphone sur haut-parleur qui est en attente du 112.
Ma réaction épidermique est tempérée par celle de mon amoureuse, qui est souvent plus sceptique (ou même moins crédule) que moi, et aussi par le comportement de l'homme qui tient la porte, qui semble stressé quand il nous parle, mais qui montre en contraste une bravade malvenue quand il s'adresse à son possible assaillant : ça ressemble à des insultes encore, mais surtout à un encouragement explicite à casser la porte vitrée. Finalement la ou les personnes dehors se lassent, ou changent de stratégie, et partent vers la gare, et la personne qui avait trouvé refuge avec nous sort aussi quand la voie est libre, encouragé par la gérante. Nous profitons de ce moment pour régler notre dîner et partir, pour tenter de prendre l'avant dernier train plutôt que le dernier.
En arrivant à la gare, nous le recroisons, adossé à l'entrée, sagement posté près d'une équipe de sécurité canine. Nous passons rapidement, et nous rentrons sans encombre.
Je prends de belles photos du souterrain de la gare vide. Ça ressemble à un décor de cinéma, ou de la série Star Wars Andor.
Aujourd'hui, reprise du chantier participatif (pour nous, le chantier continue même si nous ne sommes pas là évidemment).
Je prépare le petit déjeuner pour mon épouse, très tôt pour pouvoir travailler avant le retour de la chaleur. J'ai fait une sorte de visage, Comme une Arcimboldo du petit déjeuner.

Je prends de nouveaux beaucoup de jolies photos des différents chantiers, j'aime beaucoup cette position de documenter les travaux et les équipes, comme j'avais déjà pu le faire dans une autre vie dans le festival EroSphère.
J'ai vidé un lave-linge, enlevé les vêtements et bouteilles vides qui étaient coincées derrière lui, nettoyé et rerouté son tuyau d'évacuation, afin qu'il arrête d'afficher une erreur E21 en refusant de se vidanger.
Je gère mon propre chantier, en créant un passage suspendu pour une gigantesque passiflore à côté et au-dessus d'une porte fenêtre, afin de ne pas créer trop d'ombre à l'intérieur.

J'aime beaucoup, c'est un alien.
Je prends de nouvelles photos dans la mare pleine de boue, notamment de mon époux-e.
Je n'avais encore jamais eu l'opportunité de prendre des photos de près d'engins de chantier, avec en plus de très jolies personnes queer aux commandes. C'est un peu le paradis ici.
J'ai prélevé de l'argile dans la mare pour sculpter des petits souvenirs qui seront des cadeaux pour nos ami-es. Je tente de les passer au four mais celui de la cuisine est évidemment bien en-deça de ce qu'il faudrait pour faire sécher la terre comme il le faudrait, et comme j'ai appris à le faire quand j'étais petite.

Je passe un long moment en visio avec mon fils, il me manque et il me fait bien comprendre que c'est réciproque. Il me fait lui raconter un de ses livres préférés, Maman, Mamoune et moi au milieu, qui parle de l'absence d'une des mamans, et j'ai du mal à retenir mes larmes. Je sais que je dois aller à Paris de dimanche à mardi pour des rendez-vous médicaux, et j'avais prévu d'essayer de voir différentes amoureuses, cruches et exes, mais je propose à ma co-maman de venir voir notre fils lundi soir.
Je suis un peu frustrée de la communication avec elle, dont j'attendais des informations sur comment elle planifie ses vacances afin de pouvoir m'organiser et voir notre enfant, et son silence crée à la fois la tristesse chez lui, la culpabilité chez moi, et l'obligation de s'organiser à la dernière minute.
J'ai été frustrée d'être dépendante et bloquée à l'ombre pendant une heure, parce que j'avais peur de rentrer chez moi sous le soleil brûlant de quinze heures.
Une fois rentrée j'ai accueilli une très vieille amie, sa compagne et leur fille d'un an, c'est une joie immense de les voir en ayant un peu de temps pour discuter et nous raconter nos quotidiens.
Nous dînons à cinq au restaurant, puis je pars nourrir les chats de ma cliente en vélo et dans le noir.